Historique
des projets
internationaux

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2010 - 2017

En route vers l'UNESCO

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Catherine Virassamy, Francesca Cominelli et l’artisan-murailler Vincent Mougel. © Claire Cornu

2010

Inscription de « L’art de la pierre sèche » sur la liste de l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI)

Le PCI est l’abréviation de « patrimoine culturel immatériel », c’est-à-dire l’ensemble des pratiques, expressions ou représentations qu’une communauté humaine reconnaît comme faisant partie de son patrimoine, parce qu’elles procurent à ce groupe humain un sentiment de continuité et d’identité.

2011

Proposition d’une candidature transnationale à l’Unesco

En juillet 2011, réuni par la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse (CMA84), un groupe français rassemblé à l’Abbaye de St Hilaire en Luberon, validait le projet auprès de Sylvie Grenet, Ministère de la Culture et de Catherine Virassamy, Institut national des métiers d’art (INMA).

Courrier officiel d’invitation de la CMA 84 à se rassembler pour cette candidature UNESCO.

Réunion à l’abbaye de St Hilaire en Luberon avec Sylvie Grenet, référente PCI au Ministère de la Culture en juillet 2011.  © Claire Cornu

© Didier Respaud-Bouny

2012

XIIIe Congrès international sur la pierre sèche - Sardaigne

Avec Ada Acovitsioti-Hameau, Michelangelo Dragone, Claire Cornu.

2014

XIVe Congrès international sur la pierre sèche - Maroc

Congressistes visitant les tazzotas dans un paysage díenclos lithiques de la plaine du Doukkala, Maroc.

© Didier Respaud-Bouny

Rencontre avec la directrice du patrimoine mondial de l’Unesco dans le Luberon au Conservatoire des terrasses de Goult : Mechtild Rossler et Paul Arnault. © Claire Cornu

2015

Candidature pour l’inscription du métier de murailler à la liste nationale des métiers d’art de l’Institut national des métiers d’arts

En 2015, le métier de murailler est reconnu métier d’art rare. 

2016

XVe Congrès international de la pierre sèche

Le XVe Congrès international rassemble 8 représentants de 8 pays euroméditerranéens à Argostolie en Grèce.

© Claire Cornu

Depuis 2018

La pierre sèche reconnue UNESCO

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2018

Inscription de la pierre sèche à l’Unesco

En 2018, “L’Art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques” est reconnu par le XIIIème Comité intergouvernemental de sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’UNESCO.

Intangible Cultural Heritage – 13th session of the Intergovernmental Committee

Célébration de la reconnaissance Unesco au château de Saumane-de-Vaucluse en présence d’Isabelle Chave, représentante du PCI au Ministère de la Culture. © Didier Respaud-Bouny

2019

Célébration de la reconnaissance Unesco

Le 16 février, la reconnaissance Unesco de la pierre sèche est fêtée pour tous les acteurs de la pierre sèche rassemblés à l’occasion au Château de Sade à Saumane-de-Vaucluse, en Provence, près de 200 personnes venant de toute la France et d’Europe.

Les discours d’Isabelle CHAVE, Conservatrice en Chef du Patrimoine représentant le Ministère de la Culture, et de Laurent STEFANINI, Ambassadeur de France auprès de l’UNESCO, représentant également Mechtild ROSSLER, Directrice du Centre du patrimoine mondial à l’UNESCO, ont été chaleureux et très encourageants pour poursuivre l’action !

2021 - 2022

5 nouveaux pays demandent à rejoindre l’inscription à l’Unesco

Le 17ème CONGRES INTERNATIONAL fut l’occasion d’inviter les représentants des 8  gouvernements impliqués dans le dossier UNESCO avec la Société scientifique internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la pierre sèche (SPS).

Les nouveaux pays souhaitant s’engager dans une candidature dite d’agrégation ont répondu présent en visioconférence : AutricheIrlande et Luxembourg ont fait leur demande officiellement à Chypre (pays qui avait porté la candidature transnationale à 8 pays et l’avait déposé à l’UNESCO en 2017).

La SPS et les congressistes présents dans le centre culturel de Cavtat, ainsi que ceux virtuellement présents, ont applaudi avec joie ces 3 pays nouveaux venus parmi la communauté.

En 2022, à leur tour, la Belgique et Andorre demandent à rejoindre la communauté.

Visite d’une mare revétue et bordée de murs en pierre sèche à Konavle (Croatie). © SPS

Rima Abdul-Malak, Ministre de la Culture devant le stand pierre sèche tenu par Eric Leboucher, Matéo Curti et Bruno Schneider muraillers. © Le Rocher Blin 

Début de la candidature d’extension à l’ambassade de l’Unesco à Paris. © 

2023

Dépôt de la candidature d’extension à l’Unesco

Andorre, Autriche, Belgique, Irlande, Luxembourg + 3 autres Communautés Autonomes d’Espagne : Madrid, Murcie, îles Canaries (qui rejoignent les 8 autres précédentes) candidatent.

Les représentants de chacun des 13 pays se sont réunis au siège de l’UNESCO à Paris pour signer et soumettre officiellement à Tim CURTIS, Secrétaire de la Convention UNESCO sur le Patrimoine culturel immatériel de 2003, le dossier de demande d’agrégation. Celui-ci sera évalué par l’UNESCO dans le cadre d’une procédure qui durera plus d’un an. La décision est attendue pour la fin de l’année 2024.

Ce dossier de candidature transnationale a été préparé grâce à la coopération de chacun des 13 pays, en consultation avec les porteurs de la construction en pierre sèche, les experts concernés, les ONG et les organismes publics, qui souhaitent collectivement obtenir une reconnaissance internationale supplémentaire de cet élément clé du patrimoine vivant et qui s’engagent à travailler ensemble pour sauvegarder cette pratique pour les générations futures.

La définition de la technique de construction en pierre sèche a été revue pour l’occasion dans le texte de candidature de l’Unesco. Le mot “empilement de pierres” contenu dans la candidature de 2018 a disparu.

2024

Extension de l’inscription à 5 nouveaux pays !

Le 5 décembre 2024, lors du 19e Comité intergouvernemental de l’UNESCO à Asunción (Paraguay), l’inscription de « l’art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques » a été officiellement étendue à cinq nouveaux pays : Andorre, Autriche, Belgique, Irlande et Luxembourg. Ces pays ont rejoint les huit États initiaux (Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et Suisse) reconnus depuis 2018, portant ainsi à treize le nombre total de membres de cette inscription multinationale sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette extension renforce la coopération internationale et la reconnaissance de ce savoir-faire ancestral, tout en valorisant son rôle dans la préservation des paysages, la biodiversité, et la transmission des techniques traditionnelles.

Légende. © SPS

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En cours

Dépôt de la candidature d’extension à l’Unesco

Les prochaines étapes à venir après l’extension officielle de l’inscription de l’art de la pierre sèche au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en décembre 2024 consistent principalement à :

  • Consolider la coopération internationale entre les treize pays membres, en poursuivant les échanges, la recherche et la coordination via la Société Scientifique Internationale pour l’Étude Pluridisciplinaire de la Pierre Sèche (SPS) et d’autres réseaux spécialisés
  • Mettre en œuvre des plans de sauvegarde et de transmission, notamment par des formations professionnelles, des chantiers participatifs et des actions de sensibilisation auprès des communautés locales et des jeunes générations
  • Valoriser la pierre sèche dans les politiques publiques, en intégrant cette technique dans les démarches de développement durable, d’aménagement paysager et de protection environnementale, conformément aux engagements pris dans la Convention européenne du paysage.
  • Organiser des événements, congrès et journées européennes pour maintenir la dynamique collective, favoriser la diffusion des savoir-faire et renforcer la visibilité du patrimoine
  • Suivre l’évaluation et le suivi par l’UNESCO afin d’assurer la pérennité de l’inscription et répondre aux exigences de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel