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Les débuts

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Fin des années 1990

Regain d’intérêt pour les ouvrages en pierre sèche

Dans les années 80-90, le métier d’artisans bâtisseurs en pierre sèche (ou murailler) n’existait plus. Seules quelques associations de sauvegarde du patrimoine et des chantiers de bénévoles ou d’insertion menaient des chantiers pour inventorier et restaurer les cabanes en pierre sèche. 

En savoir plus

Soucieux de mener des mesures de sauvegarde et de relancer un marché pour la pierre sèche, des bénévoles et passionnés ont mené des réflexions et des travaux pour relancer la filière sur le territoire national. Aucun référentiel écrit existait et le savoir-faire était détenu par quelques familles ou individus en petit nombre sur différents territoires.

Pour relancer la filière, la première étape consistait à écrire un guide pratique et affiner la connaissance des murs en pierre sèche par de grandes campagnes d’inventaires et des travaux de recherche sur la technique de construction. Ainsi, plusieurs structures et organisations ont commencé à travailler ensemble.

Parmi les premières collaborations inter-régionales à l’échelle européenne, de nouveaux projets sont nés sous l’impulsion de la rencontre de nombreux acteurs : la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse, l’Agence Paysages d’Avignon, l’Association pour la participation et l’action régionale (APARE), le Parc naturel régional du Luberon, le Parc National des Cévennes, l’ENTPE, et bien d’autres.

1996-1999

Le réseau européen des pays de la pierre sèche (REPPIS)

L’un des premiers projets porteurs pour la relance de la filière de la pierre sèche est le Réseau européen des pays de la pierre sèche, mis en place avec le concours de la Commission européenne.

Il a rassemblé 4 régions européennes : La région du Luberon (France) ; La région de Majorque (Espagne) ; La région de Zagorie (Grèce) ; La région des Pouilles (Italie).

Denis TESSARO lors du workshop de Bonnieux (printemps 1999) © Claire Cornu, 1999

Vers une structuration de la filière professionnelle

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Début 2000

Naissance des premières associations

De nouvelles associations voient le jour pour soutenir la filière pierre sèche au niveau local, notamment Les Muraillers de Provence, Artisans Bâtisseurs en Pierres Sèches et la Confrérie des bâtisseurs en pierre sèche du Gard.

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Le début des travaux recherches universitaires

Des projets de recherche sont menés par l’ENTPE, en collaboration avec l’École Nationale des Ponts et Chaussées, rejoints plus tard par l’École centrale de Lyon et l’Université Gustave Eiffel. Des thèses de doctorat sont alors soutenues en génie civil pour montrer la pertinence en termes d’ingénierie des ouvrages en pierre sèche.

2008

Premier ouvrage de référence

Le premier ouvrage de référence technique nationale, Règles de l’art pour bâtir la pierre à sec avec abaques de calculs de dimensionnement des profils des ouvrages, le Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche, avec le soutien de la Direction de l’Artisanat (DCASPL).

Pour une reconnaissance du savoir-faire

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2010

Inscription du métier de murailler

En juillet 2010, le métier de murailler est reconnu métier d’art rare, inscrit à l’inventaire national du Patrimoine culturel immatériel (PCI) par le ministère de la Culture.

Catherine Virassamy, Francesca Cominelli et l’artisan-murailler Vincent Mougel © Claire Cornu

© Claire Cornu

2011

En route pour l’Unesco

Le 18 juillet 2011, réuni par la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse (CMA84), un groupe français rassemblé à l’Abbaye de St Hilaire en Luberon, validait le projet auprès de Sylvie Grenet, Ministère de la Culture et de Catherine Virassamy, Institut national des métiers d’art (INMA).

Courrier officiel d’invitation de la CMA 84 à se rassembler pour cette candidature UNESCO.

2010-2015

Des programmes d’études techniques ambitieux

En 2011 et 2013, de nouvelles campagnes expérimentales sur les murs de soutènement de la route sont menées en Vaucluse, sous la direction de Jean-Claude Morel et Denis Garnier du Laboratoire NAVIER de l’École nationale des Ponts & Chaussées. Ces campagnes donnent lieu à un nouveau projet de thèse de doctorat en génie civil, par Hanh Le.

Le réseau national ÉcoBâtir a initié l’étude « Analyse des systèmes constructifs non industrialisés » (ASCNI) pilotée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) de Rhône Alpes, sur 3 matériaux : pierre sèche, terre et chanvre.

À partir de 2011, de nouveaux programmes voient le jour. Des expérimentations, modélisations en vue de la connaissance et de la gestion des barrages et ouvrages d’art routiers sont alors réalisées, avec de nombreux partenaires.

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2012

Création de la FFPPS

Le 20 janvier 2012, la Fédération française des professionnels de la pierre sèche est créée à Avignon, rassemblant de nombreux acteurs de la pierre sèche, aussi bien des praticiens, des enseignants-chercheurs et des passionnés.

La création de cette association a été soutenue par le ministère de l’Écologie représenté par Jean-Michel Grosselin, l’Institut de recherche et de formation aux métiers de la pierre soutenue par l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France.

2018

Inscription de la pierre sèche à l’Unesco

“L’Art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques” est reconnu par le XIIIème Comité intergouvernemental de sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’UNESCO.

Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, 2018

2022

Nouveaux statuts de la FFPPS

Le 8 mai 2022, la FFPPS se dote de nouveaux statuts pour renforcer son organisation et structurer ses adhérents et professionnels en 4 collèges : les fondateurs, les praticiens, les scientifiques, les professionnels de la filière et des territoires.